Aperçu de la journée du 17 octobre au FIESS
Extraits d’interventions de la journée du 17 octobre 2011
« Ce forum va ouvrir l’écoute des autochtones. C’est nouveau pour nous de vivre dans l’économie, cela ne correspond pas vraiment à notre philosophie. Mais il est important pour les générations futures de bien comprendre le monde dans lequel nous vivons si elles veulent jouer un rôle de leaders dans la communauté. Nos peuples doivent aussi préserver leurs acquis culturels et spirituels. La forêt et les animaux nous appellent pour que nous retournions aux sources. Merci aux aînés. »
Dominique Rankin, Algonquin de l’Abitibi
lors de la prière d’ouverture du préforum autochtone
« Les communautés autochtones ont trouvé dans l’économie sociale une solution pour combattre la pauvreté et l’exclusion. »
Michèle Rouleau
animatrice du Préforum autochtone
Propos issus des représentants et de la documentation de l’organisation Montréal Qualifié
Valoriser et outiller le capital humain, qui appartient à l’individu, plutôt que les ressources humaines, qui relèvent de l’organisation, est l’option la plus valable pour la société. « Le capital humain est la plus grande valeur qui existe. Chaque personne doit pouvoir s’épanouir en exploitant son plein potentiel. »
Visitez leur kiosque au salon des exposants – Kiosque 114
Artiste de l’École national du cirque lors de la soirée d’ouverture du FIESS
On vit dans le territoire, on vit de son territoire.
Si on vit de son territoire, cela signifie qu’on découvre quels sont ses besoins, ses ressources, ses services, ses spécificités. À partir de ça, les politiques sont censées nous aider à faire du développement, peu importe dans quelle région on se trouve. Mais quand les entreprises d’économie sociale se présentent à Québec, dans un ministère, elles ne sont pas prises au sérieux : on n’en a que pour les grandes entreprises. On ne peut pas faire de développement si le gouvernement n’a pas la volonté dans l’occupation du territoire de décentraliser les programmes de développement vers les régions et les pouvoirs financiers qui vont avec. Il faut une révolution.
Micheline Pelletier, Femmes au cœur de l’économie sociale et solidaire
La centralisation, c’est l’expression du pouvoir. La décentralisation s’attaquerait au problème : on va cesser de gérer depuis Québec ou Montréal, on va légiférer, réguler, et on va laisser les régions se gérer. La centralisation nous a enlevé les outils de la prise en charge. Changeons le système, refaisons un projet de société, retrouvons la solidarité.
Intervention lors de l’activité Femmes et économie sociale
Micheline Pelletier, Femmes au cœur de l’économie sociale et solidaire
L’économie sociale favorise la pratique de la démocratie tout en générant une richesse économique et sociale, ce qui contribue à lutter contre la pauvreté et l’exclusion ici au Québec et ailleurs dans le monde. L’ancrage des entreprises dans leurs collectivités est au cœur du modèle de développement intégré porté par l’économie sociale. L’économie sociale n’est pas la somme des entreprises collectives, elle porte une vision et propose un modèle fondé sur la démocratisation de l’économie.
Margie Mendell
au préforum autochtone
L’économie n’est pas simplement une affaire de profit ou de spéculation boursière. L’économie réfère à l’ensemble des façons de produire et d’échanger des biens et des services, et que ça peut, ça doit se faire de différentes façons. L’économie n’est pas une science exacte mais une expérience humaine et qu’on peut faire des choix dans les manières de faire le développement économique.
Nancy Neamtan
au préforum autochtone
Allocution de Madani Koumaré du RENAPESS lors de la soirée d’ouverture du FIESS
Fondamentalement, les valeurs de l’économie sociale et solidaire, la vision qu’elle porte sur le développement, s’inspire des valeurs et de la vision des premiers peuples du Canada : le sens de la communauté, les valeurs de partage, de respect pour nos aînés et aussi pour les générations futures, l’importance de protéger la terre et les sources de vie, toutes des choses enracinées dans la dynamique de l’économie sociale et solidaire.
Nancy Neamtan
au préforum autochtone
CITATIONS DU JOUR
« Je pensais que l’ESS c’était juste pour faire beau et se donner bonne conscience, mais là je comprend que c’est du vrai travail! »
> Étudiant collégial visitant des entreprises d’économie sociale à Montréal
« Le Québec semble offrir l’ouverture nécessaire au dynamique de l’innovation sociale, et le FIESS en est un très bon exemple. C’est ma première visite au Québec, mais sûrement pas la dernière. »
> Emmanuelle Rousset, directrice de Réso Solidaire, le Pôle de développement de l’économie sociale et solidaire (ÉSS) de Rennes en France
« Il est bon de constater l’ouverture à la différence et aux besoins des personnes qui ont des défis multiples à relever pour intégrer le marché du travail. Mais on constate encore trop souvent le manque de flexibilité de certaines mesures, qui restent centrées sur des quotas ou des critères statiques, alors qu’en chaque individu recèle un ensemble de ressources et parfois, de problématiques. C’est le cas des femmes handicapées, qui vivent des réalités particulières et qui profiteraient grandement d’une plus grande accessibilité à des programmes, notamment ceux permettant leur formation et ainsi, leur épanouissement personnel et professionnel. »
> Selma Kouidri, Action des femmes handicapées (Montréal)
VOX POP
Qu’est-ce qui vous a le plus frappé au cours de votre visite d’organisations d’économie sociale de Montréal?
« L’investissement humain, je veux dire le fait de prendre en compte les gens en tant que personnes, c’est très fort ici »
> Emmanuelle Rousset, Association de jeunes dirigeants en économie sociale, Rennes, France
Allocution de Nancy Neamtan, présidente-directrice générale du Chantier de l’économie sociale, lors de la soirée d’ouverture du FIESS
Entendu lors du cocktail d’ouverture
En ouverture de ce rendez-vous de l’économie sociale et solidaire, Nancy Neamtan a indiqué que « ce n’est pas tant la grandeur, ni les budgets des organisations qui ont permis de mettre sur pied ce forum, mais l’engagement des individus et des communautés ».
« L’économie sociale est une réponse aux indignés de Wall Street. Une réponse à l’indignation c’est l’inclusion », a conclu Ghislain Picard, Chef régional de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador
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